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LETTRE OUVERTE : APRÈS NOUS , C’EST QUI ?

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Paul Kibikai capitaine de l’équipe nationale de judo du Gabon dans une lettre adressée aux autorités sportives en charge  du judo au Gabon a clairement manifesté son ras-le-bol au sujet de la gestion de cette discipline qui est dans la dérive , il met à profit ce message pour tiré la sonnette d’alarme afin que cesse l’amateurisme , car selon lui aucune relève n’est assurée après la retraite internationale d’un grand nombre de judokas.

Je constate que le judo à venir n’a aucune relève assurée sur le plan international , je m’interroge aujourd’hui sur l’après notre passage dans le judo.

Nous qui sommes d’ailleurs sur le circuit olympique et ceux de l’équipe nationale allant déjà vers la porte de sortie de notre carrière.

On a même pas un semblant de remplaçant , sans pour autant prendre des ailes , je me dis après Sarah Mazouze dans sa catégorie ,c’est qui après ? Idem pour Luck Manogho , et junior Kouamba ?

Des multiples interrogations qui doivent faire l’objet de réflexions de la classe dirigeante du judo gabonais.

Vous savez , dans ma jeunesse , entre la catégorie cadet et junior , j’ai connu ce qu’on appelait la concurrence sur les tapis << celle-ci était à tous les niveaux , il y avait des numéros 1 , 2 voir 3 dans chacune des catégories , il fallait se battre pour être au top au meilleur des cas occupé la première place , mais aujourd’hui ce n’est plus malheureusement le cas >> alors est-ce la faute du bureau fédéral , la direction technique nationale ou celle des entraîneurs de clubs ?

Moi je pointe le doigt au collège des entraîneurs des clubs et à la direction technique nationale , pour raison , aujourd’hui je constate que 100% des jeunes judokas ,75% ont un problème d’enseignement et de suivi sur le plan technique et tactique.

Aujourd’hui , lorsqu’on regarde une compétition de judo , pour certains athlètes << on a l’impression de voir des judokas qui n’ont qu’un mois de pratique de la discipline , les mouvements sont très mal exécutés , à les voir sur les tapis on dirait des bricoleurs du judo >> suivre ce type de compétition montre que le judo est malade dans son enseignement au Gabon.

Mieux on a l’impression qu’après nous , le Gabon n’aura plus d’influence sur les tapis à l’international , alors je pense qu’il est temps de savoir qu’être ceinture noir ne veut pas dire prêt à entraîner , sans pour autant avoir acquis des compétences et capacités requises pour tenir un club .

Pour cela je souhaiteraias à mon humble avis que le bureau de la direction technique nationale puisse prendre des dispositions pour l’organisation des stages de recyclages de nos professeurs de judo afin de pouvoir rehausser notre discipline qui est dans le creux de la vague.

Tout n’est pas seulement de s’occuper des internationaux , mais plutôt du fonctionnement du judo gabonais en général, merci.

Paul Kibikai capitaine de l’équipe nationale du gabon

Euphrem Edzo
the authorEuphrem Edzo

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